Bonjour les amies! J'espère que ce dimanche de Pâques pour vous se soit bien passé.  Gégé et moi sommes allés voir "ROOM" au cinéma, je vous conseille ce film poignant. 

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Un autre petite histoire vécue, alors que je n'étais encore qu'une petite fille. La lira qui veut...

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    La mise en plis de Papa

 

 

 Chaque fois que le temps le lui permettait, suite au déjeuner, mon papa se reposait sur une chaise, les pieds dans le four de la cuisinière.

     Il était 13 heures et Papa devait partir au travail à 13 heures 45 environ. Il lui restait donc 45 minutes pour s’assoupir au coin du feu. Dès lors qu’il fermait les yeux,  tout pouvait lui arriver, rien ne le réveillait. La foudre aurait pu tomber sur la maison, qu’il ne l’aurait point entendue. Alors j’en profitais pour jouer.

       Mon jeu favori, quand mon papa dormait sur sa chaise, était de lui faire une mise en plis. Je retirais délicatement son béret. Ses beaux cheveux poivre et sel étaient alors à ma disposition. Le temps sur ses cheveux avait jeté plein de sucre en poudre. Il me laissait faire ce que je voulais. Il dormait. Sa bonté n’était pas uniquement la coquetterie de ses cheveux blancs, mais son profond sommeil.

       Mais, comme je n’avais pas accès aux bigoudis de Maman, une idée me vint.  Je mouillai un peu ses cheveux avec un gant de toilette et j’allai chercher les pinces à linge sous l’évier. La bassine de pinces à mes côtés, je commençai mon apprentissage de coiffeuse. Je tournai des boucles et les emprisonnai dans les pinces. Quand sa tête était entièrement recouverte, la mise en plis était enfin prête. Ses cheveux n’avaient plus qu’à sécher.

      Mais l’heure de partir au travail arriva vite et la mise en plis n’était pas sèche. Papa se leva, se gratta la tête, se regarda dans le petit miroir accroché au mur entre la fenêtre et la porte. Il ne dit mot. Je le vis alors retirer les pinces à linge, une par une, avant de déposer son grand béret basque sur ses cheveux. Puis il partit ainsi, tout joyeux d’avoir pu se relaxer un peu.  Arrivé dans son imprimerie, lorsqu’il retira son béret, ses collègues le regardèrent et se mirent à rire.

       Pourquoi ? Mais pardi, parce que mon étourdi de papa avait oublié deux ou trois pinces à linge dans ses cheveux.

        Ses collègues de travail lui auraient dit :

         -      Eh bien mon gars ! C’est ti qu’ ta femme t’a fait sécher dans le grenier ?  

       Ce jour Papa fut un imprimeur qui ne fit pas bonne impression, mais il avait si bon caractère. Il ne déprimait  jamais. Toujours à la page, mon papa.

 

      Je me suis vite aperçue, qu’avec les pinces à linges, je ne pouvais obtenir de bonnes frisettes.

 

      Au concours l’Epine, on m’aurait envoyée sur les roses.

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passez toutes une douce journée de lundi de Pâques

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mimi pinces à linge

 

 

 Nous sommes envahies par les pubs, ça devient pénible